Histoire de nos rues

La “Rue de la Picauderie” débute à son intersection avec l’impasse des Vieux-Chênes pour atteindre la Grande Rue. Cette voie traverse le quartier dit “de la Picauderie”, nom du fief donné, au XIIème siècle, par les premiers seigneurs de Bourdeni : Simon et Michel aux religieux du prieuré de Saint-Lô de Rouen. Dans ce fief, à cette période de l’histoire, l’on n’y voyait que le moulin à farine Saint-Lô, le moulin à fouler les draps de la Picauderie et quelques bâtiments.

Lors du siège de Rouen, par Henri IV (novembre 1591- avril 1592) le moulin à fouler et autres constructions avaient été détruits. Rebâti, ce moulin, au fil du temps, change souvent de propriétaires devenant après de nombreux aménagements techniques, l’usine de filature de M. Lavoisier. Le “pré de la Picauderie”, transformé en exploitation agricole à partir de 1859, par Prosper Boulanger (industriel, maire de la commune de 1842 à 1884) avait été, à la Révolution, après la vente des biens appartenant aux religieux, une blanchisserie de toile sur pré (curanderie) tenue successivement par les citoyens Bayeul (moulinier) et Prosper Pimont (indienneur).

La Rue du Cantony

Publiée il y a plus d’un siècle, cette carte postale représente, entre autres, des trottoirs bordés de pavés obliques. Cette trace du début de siècle va disparaître en 1999 à l’issue de travaux où fut réalisé (entre la rue Framboeuf et la rue du Lavoir) un ruisseau central pour l’écoulement des eaux de pluie.

Chemin vicinal n° 4 : Autrefois “Chemin de Darnétal à Bourdeni”, débute à son croisement avec la rue Framboeuf, et suivant les sinuosités de la côte du Roule, longe la picauderie, la côte, le cimetière, l’église et se termine au chemin vicinal n° 9 (rue du Vieux-Château).

La Grande Rue

La «Grande Rue» est la voie de sortie de la rue du Cantony et de la Picauderie vers Darnétal. Mitoyenne sur 35 m avec la rue Aux-Juifs à Darnétal depuis 1828, elle se termine au pont Saint-Lô. Longueur, 322 m.

Il y a bien longtemps, cette voie n’était qu’une sente étroite où les chanoines réguliers du prieuré de Saint-Lô, venant de Rouen, passaient par la Bretèque, traversaient l’Aubette sur une planche à l’endroit même du pont Saint-Lô que ceux-ci construiront au début du XVIIIè (réédifié en 1819).

La rue des Canadiens commence de nos jours à la rue des Broches et se termine à son croisement avec la rue Sainte-Marguerite. Elle se nommait autrefois “sente des Trésoriers”, passant devant l’entrée du château Waddington, permettant l’accès à celui-ci et à la ferme toute proche.

Sachant que les environs n’étaient que bois et prairies, en poursuivant la montée, le marcheur arrivait sur le “sentier des Trésoriers”, servant de limite territoriale avec Bonsecours, Rouen et Darnétal. La sente était empruntée particulièrement le 1er Mai, par de nombreux habitants, pour se rendre  à la fête du “lait de mai” organisée par les fermes du plateau et pour les fêtes religieuses à la basilique de Bonsecours. Ce petit sentier va entrer dans l’”Histoire” de Saint-Léger, en raison du passage des chars canadiens venus en “libérateurs”, le 29 août 1944.

Porche du vieux château

Située au pied du Val Engrand, entre la rue du Cantony et la route de Lyons, elle nous donne une information précise : l’existence, il y a très longtemps, d’un château dont l’entrée principale était sur la sente du Bourdeni.

Aux temps des seigneurs, cette sente en mauvais état, conduisait d’une part aux trois moulins situés dans les terres proches de la demeure seigneuriale et, d’autre part se dirigeait vers l’intérieur du village, en droite ligne, vers le moulin des Grecs (le n°7, de la “rue des Prairies” actuelle) puis se continuait jusqu’à la sente des Grecs permettant de rejoindre le fief de “la Picauderie”.

De nos jours, la rue commence au début de la route de Menil-Esnard, conserve le nom de “chemin du Vert-Buisson” à partir de la rue de l’Industrie et se termine à la limite de Saint-Aubin-Epinay, au pied de la rampe d’accès de la route départementale 7 (côte de Franqueville). Longue de 1808 mètres, c’est l’ancienne voie romaine de Rouen à Paris par la côte du Montmain suivant les cavées de Carville, de Sainte-Marguerite et le Vert-Buisson, puis passage par la cavée du “Val-Audin” qui en est un tronçon.

Au XIIIème siècle, une masure nommée ‘’le Vert-Buisson’’ appartenant  à la seigneurerie de Bourdeni, est à l’origine du nom donné à cette voie qui permettait d’accéder à une pièce de terre d’environ 5000 mètres carrés.

Hormis quelques sentes ou chemins existants dans la commune, ce “Chemin dit allant de Rouen à Lyons-la-Forêt”, étroit et mal entretenu, était la seule voie régulièrement utilisée, pour rejoindre les villages de la vallée.

Route de Lyons

La route de Lyons-la-Forêt est une voie venant de Rouen qui était appelée “chemin de Rouen à Lyons-la-Forêt” et, parcourant sur notre commune les rues dénommées plus tard Sainte-Marguerite et Vert-Buisson, continue en direction de Paris par la cavée du Val-aux-Daims. (Dans Saint-Léger de A à Z, page 130, voir le plan de la commune en 1762).

En 1833, le “Chemin dit allant de Darnétal à Ménil”, peu entretenu, fut “rectifié” à 6 mètres de large afin de rendre son parcours plus facile à utiliser et d’avoir accès aux communes du Plateau par sa jonction avec le Chemin de la Lande (route de Mesnil-Esnard).

En 1843, cette voie sera classée et nommée “Grande rue de la Bretèque”, puisque traversant le hameau dit “la Bretèque”, depuis la limite de Darnétal au pont Saint-Lô pour aboutir sur le Chemin départemental n°8, menant à Mesnil-Esnard, sans autre croisement que celui de la Petite rue de la Bretèque, la route de Lyons n’était pas  encore réalisée.

Rue de l'Eglise

Chemin vicinal n° 3, nommé primitivement « Chemin de l’Église aux champs » dans un sens et « Chemin des champs à l’Église » dans l’autre sens, puis « Petite-Rue de Saint-Léger. » pour s’appeler définitivement « rue de l’Église » à la demande des habitants du quartier.

Cette rue commence au chemin vicinal n° 4 (rue du Cantony), passe la fausse rivière (réalisée vers 1770 pour faciliter l’activité du “moulin de l’Église” dépendant du prieuré de Saint-Lô) et l’Aubette. Elle se termine en ligne droite au chemin vicinal n° 5 (rue du Vert-Buisson). La nouvelle route de Lyons, en 1854, coupera en deux parties cette voie communale. Ce chemin, d’une longueur de 425 m, sert d’entrée et de sortie aux habitations peu nombreuses et à l’église.

Il commence rue Eugène-Lavoisier pour rejoindre la Grande-Rue. Tracé en forme de zigzag dans les années 1980, récemment remis en état, et éclairé en août 2016, ce nom de « Chemin du Raccourci »  a été proposé par  Roger Delalondre (maire de 1977 à 1990). Pourtant, au cours d'un classement des chemins arrêté en 1843, le nom de « Rasse » (Jean-Baptiste Rasse, maire de la commune de 1816 à 1828)  avait été donné à cette sente, tracée en ligne droite et large de 2 mètres.

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Publications

Bien Vivre à Saint-Léger

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N°132 Archives