Il y a 80 ans, depuis que la guerre est déclarée avec l'Allemagne (septembre 1939), nos soldats sont mobilisés sur les frontières du Nord et de l'Est, dans une « drôle de guerre ». En mai, l'ennemi enfonce le front avec son offensive-éclair. La panique s'empare d'une bonne partie de la population qui, encouragée par les autorités, s'enfuit vers le Sud : c'est l'EXODE.

Une réfugiée bourdenysienne de 61 ans, Ernestine ROZE, meurt à Campigny (près de Pont-Audemer) le 13 juin 1940, probablement victime d'un mitraillage de civils par la Luftwaffe.

Le 18 juin, le conseil municipal prend des dispositions d'urgence pour assurer le ravitaillement de la population : achat de légumes secs, vente de volailles et lapins abandonnés, secours aux ouvriers sans ressources, rations de pain, coupes de bois (anticipation de la pénurie de charbon pour l'hiver).

Le 22 juin, nouvelle séance du conseil. Un emprunt de 120.000 F est fait auprès de la ville de Rouen, « dont le taux sera fixé par les autorités allemandes » (délibération n° 604).

Depuis le 11 juin, les Allemands étaient présents, l'économie et les transports, la vie en général étaient désorganisés. Saint-Léger-du-Bourg-Denis avait été, comme 14 autres communes de banlieue, rattachée à la ville de Rouen, sur ordre du Major-Commandant allemand de la place de Rouen (arrêté du 15 juin 1940 de Maurice POISSANT, nommé maire de Rouen par l'occupant).

Les Arrêtés du maire, du 11 au 21 juin, réquisitionnent des jardins, des commerces (boucheries, charcuteries, boulangeries, épiceries-tabac, débits de boissons), des volailles, lapins, vaches, porcs, jument avec voiture, scierie, automobile et essence, abandonnés par leurs propriétaires.

Souhaitons ne jamais revoir de telles heures sombres.

Texte rédigé le 8 juin 2020
Jean-Louis De Freitas, comité des sages.
Sources : Archives communales (Saint-Léger-du-Bourg-Denis et Rouen).

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