Le 18 mars 1918, M. Ostermann, adjoint remplaçant le maire mobilisé (Eugène Lavoisier), prend un arrêté relatif aux mesures de sécurité contre les bombardements aériens.

Le 25 août 1918, le conseil municipal vote une gratification à M. Avenel, garde-rivière. On y apprend que le curage de l'Aubette a été fait "dans de bonnes conditions, par les prisonniers de guerre du dépôt de Saint-Aubin-Epinay" (ancienne usine Stackler, aujourd'hui centre Saint-Romain).

Le 25 août 1918 également, le conseil diffère la pose d'une plaque à la mémoire des soldats morts pour la France, "la liste en étant malheureusement provisoire".

Le 17 novembre 1918, le registre du conseil n'est plus tenu à l'encre noire, mais à l'encre bleue (tout un symbole !) : la délibération n°635, très lyrique, est l'hommage de la commune au gouvernement, à l'Armée et aux alliés ; la délibération n°638 décide la vente de vieux livres au profit des orphelins de guerre.

Les recensements de population donnent 1498 habitants pour 1911 ; 1481 habitants pour 1921, soit une baisse. Le "solde naturel" (différence entre naissances et décès) a été négatif pendant les années de guerre (plus de décès que de naissances) : 2 en 1914, 10 en 1915, 20 en 1916, 32 en 1917, 15 en 1918. La nuptialité (le nombre de mariages) s'est également effondrée, passant d'une moyenne annuelle de 18 (5 années précédentes) à 10 (pendant les années de guerre), pour remonter à 19 (les 5 années suivantes).

Luttons pour ne jamais retrouver de telles années noires !

Jean-Louis de Freitas (comité des Sages)
Article paru en mai 2018

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