Histoire de Saint-Léger

A la périphérie Est de Rouen, St Léger du Bourg Denis est à la limite de la ville et de la campagne, c’est son histoire que nous vous racontons…

 

Situation et origine :


-St Léger du Bourg Denis, longtemps nommée St Léger de Carville, est une commune du canton de Darnétal située dans la vallée de l'Aubette qui prend naissance à St Aubin et sillonne la commune dans toute son étendue pour se jeter dans la Seine.

- Il est difficile de savoir à quand remonte la seigneurie des Bourdeny, mais on suppose qu’elle est très ancienne…

- Il y a fort longtemps, le val d’Aubette était la propriété d’un certain Burdo, qui latinisé donne Burdinus et en français Bourdeny.. Ce charmant village est formé de trois hameaux : la Picauderie, le Vert Buisson et la Bretèque.

grande rueLa «Grande Rue» est la voie de sortie de la rue du Cantony et de la Picauderie vers Darnétal. Mitoyenne sur 35 m avec la rue Aux-Juifs à Darnétal depuis 1828, elle se termine au pont Saint-Lô. Longueur, 322 m.

Il y a bien longtemps, cette voie n’était qu’une sente étroite où les chanoines réguliers du prieuré de Saint-Lô, venant de Rouen, passaient par la Bretèque, traversaient l’Aubette sur une planche à l’endroit même du pont Saint-Lô que ceux-ci construiront au début du XVIIIè (réédifié en 1819).

Un moulin à farine, donné au prieuré par les premiers seigneurs de Bourdeni au XIIè siècle, était situé au début de ce chemin et les moines s’y arrêtaient probablement pour parler avec le meunier et, marchant en ligne droite, longeaient la rivière, jusqu’à leur hôtel situé au milieu des prés de la Picauderie. Alors que les moines n’étaient plus là après 1791, la sente bordée de quelques maisons était devenue sans issue, les acquéreurs successifs des prés de la Picauderie ayant supprimé la continuité du chemin.

La municipalité décide, en 1829, pour des mesures de sécurité et de police, de relier cette sente à la rue du Cantony par l’ouverture d’un chemin de même largeur. Ce retour d’équerre, nommé de nos jours « rue du Lavoir », rappelle l’existence d’un ancien lavoir à proximité (actuellement à l’étude d’une possibilité de restauration par le propriétaire des lieux).

Aussi, la partie du chemin délaissée dans cette opération sera nommée «impasse de la Picauderie», donnant accès au lavoir et aux jardins à l’arrière de la cité «Lavoisier» datant du début des années 1900.  Le chemin emprunté par les moines autrefois fut ouvert en 1956 quand a été lotie la prairie de la Picauderie (sujet d’une «Histoire de nos rues» dans un prochain BVSL). Dans les années 1870, les berges de la rivière sont relevées pour stopper les débordements fréquents de l’Aubette et de simples garde-corps sont installés.

Par délibération du 21 février 1883, ce chemin n°2 sera classé «Grande rue de Saint-Léger». Plus tard, «Grande Rue».

Les années passent, le patrimoine vieillit et des travaux de voirie sont réalisés en 2003 (voir BVSL 67 et 71). Les berges de l’Aubette sont consolidées à la grande satisfaction des riverains et des pêcheurs.  En 2004, chaussée et trottoirs sont remis en état, la sécurité des piétons étant assurée par la pose d’une esthétique et solide rambarde tout le long de la rivière apportant une sensation agréable aux marcheurs occasionnels et, sans risquer la chute, avoir la possibilité d’apercevoir quelques truites et voir évoluer canards colverts et poules d’eau.

Les traces du patrimoine ancien ont presque toutes disparues, laissant le choix à un environnement protégé, à un aménagement obligé et novateur pour le bien vivre de ses habitants.

Le comité des Sages

Sources historiques :
Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol - 1890.
Les moulins du Robec et de l’Aubette de Lucien-R. Delsalle.

 

monument aux morts1919 suit immédiatement l’armistice du 11 novembre 1918, à 11 heures. Cette année-là, de nombreux soldats restent considérés comme disparus, surtout ceux décédés au début de la guerre, dont les jugements déclaratifs de décès ne parviendront en mairie qu’échelonnés de 1919 à 1922.

Les retours des soldats survivants seront étalés dans le temps, car beaucoup d’unités sont employées au déblaiement des ruines, dans les régions détruites, ou envoyées en Allemagne, pour l’occupation de la rive gauche du Rhin.
Le 16 février 1919, Eugène Lavoisier, maire mobilisé comme capitaine pendant toute la guerre, reprend ses fonctions effectives à la mairie et remercie Eugène Ostermann, son adjoint, d’avoir assuré ses fonctions en son absence. Ce même conseil municipal décide le lancement de l’étude d’un monument aux Morts.

Le conseil du 6 juillet 1919 enregistre la participation de l’Etat aux dépenses d’administration résultant de l’état de guerre, et rétablit la distribution solennelle des prix aux écoliers, suspendue depuis 1914. Le conseil du 23 août 1919 forme un comité pour l’érection d’un monument aux Morts.

Enfin, le conseil extraordinaire du 6 septembre 1919 vote un crédit de 5000 F qui s’ajoute à la souscription publique (estimée à 3000 F) et concède un terrain, le tout pour construire le monument aux Morts. L’après-guerre n’est pas une période prospère, mais difficile : les bras manquent dans les champs et les usines, les pénuries sont nombreuses - les femmes qui ont assuré la marche de l’économie en l’absence des hommes – sont sèchement renvoyées “à la maison”, elles n’obtiendront pas le droit de vote (contrairement aux anglaises et aux allemandes). Le 5 novembre 1919, le maire E. Lavoisier prend un arrêté, pour la mise en place des cartes de rationnement de tabac.

Enfin, après plus de 4 ans de restrictions dans les vies personnelles, l’état-civil connaît une petite embellie : 29 naissances en 1919 (contre 23 en 1918), 25 mariages en 1919 (7 en 1918), 25 décès (38 en 1918). Le solde naturel (différence entre naissances et décès) est de plus 4 en 1919, contre moins 15 en 1918.

L’étude de cette période troublée doit nous conforter dans la nécessité de chérir la paix, dans la liberté, l’égalité et la fraternité.

Le comité des Sages,
Jean-Louis de Freitas.

porche vieux chateauSituée au pied du Val Engrand, entre la rue du Cantony et la route de Lyons, elle nous donne une information précise : l’existence, il y a très longtemps, d’un château dont l’entrée principale était sur la sente du Bourdeni.

Aux temps des seigneurs, cette sente en mauvais état, conduisait d’une part aux trois moulins situés dans les terres proches de la demeure seigneuriale et, d’autre part se dirigeait vers l’intérieur du village, en droite ligne, vers le moulin des Grecs (le n°7, de la “rue des Prairies” actuelle) puis se continuait jusqu’à la sente des Grecs permettant de rejoindre le fief de “la Picauderie”.

Nommée officiellement route du Château depuis 1866, cette voie sera élargie et empierrée. Le classement des voies de 1883, précise que ce chemin vicinal n°9 est formé de deux parties. La première partie débute à la rue de l’Eglise, emprunte notre impasse des Tilleuls actuelle (en contre-bas de la Route de Lyons) et se termine aux teintures du haut de Saint-Léger (à l’arrière de l’ancienne propriété de la Marquise de Malterre, actuel CCAS de l’EDF). La deuxième partie commence à la Route de Lyons, longe le château, passe la rivière sur un pont en maçonnerie construit en 1848 devenu impraticable et refait en 1870. Il se termine au chemin vicinal n°4 (rue du Cantony).

Sa longueur est de 507 m et sa largeur de 5 m. Au début du XXème siècle, à l’emplacement d’un des trois moulins depuis longtemps convertis en logements s’installe une scierie qui se développe rapidement et cessera après plus de cinquante années d’activités. Aussi, avec les propriétaires du château et gérants exploitants agricoles, ce secteur de la commune aura connu jusque dans les années 1980 une vie laborieuse et active.

Des témoins du passé, restent visibles lorsque l’on parcourt cette rue, notamment le double portail en pierre style Renaissance, la demeure “restaurée” des seigneurs de Bourdeni et sur les bords de l’Aubette, les restes de ce qui permettait de faire tourner la roue des moulins.

Campagne à la ville, cette voie fait découvrir “un espace de rêve” où gambadent encore quelques chevaux dans la prairie voisine où, peut-être, vous pourriez voir l’endroit où jaillit la source, dite, miraculeuse pour soigner les yeux. Source visitée, avant la Révolution, par des pèlerins le 2 octobre de chaque année, jour de la fête de Saint-Léger.

Sources historiques :
Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol – 1890.
Les moulins du Robec et de l’Aubette de Lucien-R. Delsalle.

La route de Lyons-la-Forêt est une voie venant de Rouen qui était appelée “chemin de Rouen à Lyons-la-Forêt” et, parcourant sur notre commune les rues dénommées plus tard Sainte-Marguerite et Vert-Buisson, continue en direction de Paris par la cavée du Val-aux-Daims. (Dans Saint-Léger de A à Z, page 130, voir le plan de la commune en 1762).

Dans sa notice historique, P. Roussignol explique les problèmes liés à cette voirie et les difficultés des élus à entretenir et à améliorer les chemins existants. La rue du Vert-Buisson, voie principale, ne suffisait pas à résoudre les problèmes de communications avec les localités voisines.

L’élargissement et le prolongement envisagé de celle-ci ayant été définitivement interrompus en 1847, il fallait trouver une autre solution.

route de lyonsA partir de 1854, le tracé d’une route coupant en deux dans toute la longueur le village était rendu possible en passant par des terrains à usage de culture et de jardinage entre la côte et la rivière.

Débutant dans les espaces libres de toutes habitations situés entre la rue Sainte-Marguerite et la rue Brébion, la future ligne départementale n° 42 (route de Lyons), coupant ici et là quelques chemins classés : rue de la Bretèque, sente de la Picauderie, rue de l’Eglise, franchit l’Aubette sur deux ponts et, conservant ainsi une relative ligne droite, apporta une circulation des plus actives par les débouchés qu’elle ouvrait vers Rouen et la vallée de l’Andelle.

De nos jours, en 1974, la route a connu diverses modifications de largeur entraînant notamment le rétrécissement de la salle des fêtes (actuel Espace Yannick Boitrelle), supprimant ainsi 3 mètres à la façade de l’entrée principale et le superbe escalier permettant d’accéder à l’ancienne mairie-école.

En 1976, elle donne toute sa valeur au centre-ville nouvellement créé et la mise en place de la numérotation métrique va permettre de mieux situer les habitations bordant cette voie sur plus de 2 km.

Pour l’avenir, suivant le bord de cette artère principale où circulent de nos jours des automobilistes et motocyclistes pressés, la piste cyclable envisagée par la Métropole bouleversera notablement le paysage et profitera, à n’en pas douter, aux prochaines générations dans la continuité de cette longue et inépuisable histoire bourdenysienne.

sources historiques : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol.

Un fait divers dont on a peu parlé en 1944 s’est produit vers 16 heures à Saint-Jacques-sur-Darnétal.

Récit des faits par les témoins : «Michel Lesage, 20 ans, se dirige à vélo en direction de Saint-Jacques et fait la rencontre d’une colonne SS alors qu’il «visitait» un camion allemand en panne sur le bord de la route. Pour ne pas être retenu par les allemands, le jeune homme s’enfuit et se cache dans une ferme située au lieu-dit La Loge aux Pauvres. Les Allemands à sa poursuite, encerclent les maisons, fouillent l’endroit où il se cache, le font sortir de l’habitation, l’appuient contre le mur de la ferme et lui disent : «Camarade kapout». Sentant sa vie en danger, Michel Lesage s’échappe de nouveau et pénètre dans l’arrière-cuisine de la maison. Par la suite, plusieurs coups de feu éclatent et les Allemands sortent le corps sans vie du jeune homme».

Appelé par le résident de la ferme, l’adjoint au maire de Saint-Jacques constate, en présence des soldats allemands, le décès par balles à la tête et sur plusieurs parties du corps. Les témoins affirment que Michel Lesage avait sur lui un revolver motif de son exécution. Madame Lesage a reconnu son fils et l’acte de décès a été dressé et signé à 18 heures.

En 1947, la mention «Mort pour la France», sera mise à la marge de l’acte de décès et son nom sera inscrit au monument aux Morts de Saint-Léger, s’ajoutant aux trois militaires et cinq victimes civiles de cette Seconde Guerre mondiale. Son corps repose dans le cimetière nord de notre commune.

Le 18 mars 1918, M. Ostermann, adjoint remplaçant le maire mobilisé (Eugène Lavoisier), prend un arrêté relatif aux mesures de sécurité contre les bombardements aériens.

Le 25 août 1918, le conseil municipal vote une gratification à M. Avenel, garde-rivière. On y apprend que le curage de l'Aubette a été fait "dans de bonnes conditions, par les prisonniers de guerre du dépôt de Saint-Aubin-Epinay" (ancienne usine Stackler, aujourd'hui centre Saint-Romain).

Le 25 août 1918 également, le conseil diffère la pose d'une plaque à la mémoire des soldats morts pour la France, "la liste en étant malheureusement provisoire".

Le 17 novembre 1918, le registre du conseil n'est plus tenu à l'encre noire, mais à l'encre bleue (tout un symbole !) : la délibération n°635, très lyrique, est l'hommage de la commune au gouvernement, à l'Armée et aux alliés ; la délibération n°638 décide la vente de vieux livres au profit des orphelins de guerre.

Les recensements de population donnent 1498 habitants pour 1911 ; 1481 habitants pour 1921, soit une baisse. Le "solde naturel" (différence entre naissances et décès) a été négatif pendant les années de guerre (plus de décès que de naissances) : 2 en 1914, 10 en 1915, 20 en 1916, 32 en 1917, 15 en 1918. La nuptialité (le nombre de mariages) s'est également effondrée, passant d'une moyenne annuelle de 18 (5 années précédentes) à 10 (pendant les années de guerre), pour remonter à 19 (les 5 années suivantes).

Luttons pour ne jamais retrouver de telles années noires !

Jean-Louis de Freitas (comité des Sages)

LE PREMIER :

Le 2 août 1914, le caporal Jules André Peugeot, du 44ème Régiment d'Infanterie, est chargé d'intercepter un détachement du 5ème Régiment de Chasseurs à cheval allemand qui a pénétré en territoire français, à Joncherey (Territoire de Belfort). Le sous-lieutenant Mayer, commandant le détachement allemand, tire trois fois en direction du caporal Peugeot, lequel riposte et atteint le cavalier au ventre ; mais la deuxième balle allemande a mortellement blessé le caporal, qui meurt vers 10 heures.

Le caporal Peugeot sera le premier mort militaire français et le sous-lieutenant Mayer le premier allemand, ”l'incident de Joncherey” s'étant déroulé la veille de la déclaration de guerre par l'Allemagne (le 3 août). Les deux hommes avaient l'un 21 ans, l'autre 22 ans.

Une cérémonie à leur mémoire a eu lieu à Joncherey, le 2 août 2014.

LE DERNIER :

Le 11 novembre 1918, à 10 h 50, Augustin Trébuchon, 1ère Classe au 415ème R.I., tombe sous les balles allemandes à Vrigné-Meuse (Ardennes), soit 10 minutes avant l'armistice. Alors que l'annonce de l'arrêt des hostilités, pour 11 heures, était parvenue tôt le matin, il s'est trouvé des officiers irresponsables pour engager à ce moment une offensive de franchissement de la Meuse, concernant les 19è, 53è, 357è et 415è R.I. Mais, comme pour tous les morts du 11 Novembre 1918, Augustin Trébuchon est "légalement" mort... le 10 !

Avec ces “premiers et derniers”, nous avons encore un exemple de l'absurdité des guerres.

Jean-Louis de Freitas (comité des Sages)

Nous avons tous appris à l'école que, le 11 Novembre 1918, les plénipotentiaires allemands ont signé, dans le wagon de Foch, installé dans la clairière de Rethondes, à Compiègne, la capitulation sans condition de l'Allemagne, et l'arrêt de tous les combats sur tous les fronts, à 11 heures. Foch représentait les alliés (France, Angleterre, Etats-Unis). Mais qu'en est-il de la commémoration de ce 11 Novembre ?

Les premières commémorations de la victoire ont lieu le 14 Juillet 1919 ; mais elles ont un goût amer, à cause de nos 1.400.000 morts et de nos plus de 4 millions de blessés.

La 1ère loi commémorative est votée le 25 octobre 1919. Elle prévoit des registres et des livres d'or des morts pour la France, un monument national, des subventions aux communes pour les monuments locaux, une cérémonie annuelle d'hommage le 1er ou 2 novembre dans chaque commune.

Les cérémonies ont lieu. Les associations d'anciens combattants préfèrent organiser leurs cérémonies le 11 Novembre.

Il n'y aura ni registre, ni livre d'or, ni monument national.

Le 11 Novembre 1920 est déclaré jour férié. Les conservateurs ne veulent pas de la prorogation de ce jour férié : la loi du 9 novembre 1921 fixe l'anniversaire de l'armistice à la date du 11 Novembre si c'est un dimanche, le dimanche suivant dans le cas contraire. Devant le tollé soulevé par cette décision, la loi du 24 octobre 1922 abroge celle du 9/11/21, fixe le 11 Novembre comme le jour férié annuel commémorant la victoire et la paix.

La loi du 25 octobre 1919 reste encore aujourd'hui en vigueur, n'ayant pas été abrogée.

La loi du 28 février 2012 a, quant à elle, confirmé celle du 24/10/22 en instituant le 11 Novembre comme : jour anniversaire de l'armistice de 1918, commémoration annuelle de la Victoire et de la Paix, hommage à tous les morts pour la France. En outre, elle rappelle et élargit les conditions pour inscrire les “morts pour la France” sur les monuments aux Morts, permettant de rattraper les omissions du passé.

C'est ainsi que plusieurs omis de notre commune ont eu vocation à rejoindre la liste du monument aux Morts.

Le 11 Novembre de chaque année, continuons de nous rassembler pour nous souvenir et pour la Paix.

Jean-Louis de Freitas (comité des Sages)

ruedeleglise 72Chemin vicinal n° 3, nommé primitivement « Chemin de l’Église aux champs » dans un sens et « Chemin des champs à l’Église » dans l’autre sens, puis « Petite-Rue de Saint-Léger. » pour s’appeler définitivement « rue de l’Église » à la demande des habitants du quartier.

Cette rue commence au chemin vicinal n° 4 (rue du Cantony), passe la fausse rivière (réalisée vers 1770 pour faciliter l’activité du “moulin de l’Église” dépendant du prieuré de Saint-Lô) et l’Aubette. Elle se termine en ligne droite au chemin vicinal n° 5 (rue du Vert-Buisson). La nouvelle route de Lyons, en 1854, coupera en deux parties cette voie communale. Ce chemin, d’une longueur de 425 m, sert d’entrée et de sortie aux habitations peu nombreuses et à l’église.

Avant les années 1800, les élus se souciaient peu de l’entretien du chemin ni de l’améliorer pour en faciliter la circulation. Les piétons passaient sur une planche, il était difficilement franchi à gué par les chevaux et les voitures. Vers 1820, Paul Le Poittevin, futur grand-père de l’écrivain Guy de Maupassant, se rend acquéreur du “moulin de l’Église’ et fait construire le long de la rue des maisons pour son personnel.

En 1858, la commune achète un terrain pour la construction de l’école des filles et c’est seulement, à partir de l’année 1862, que ce chemin de l’église large de 4 m (sans écoulement pour les eaux, des maisons sans alignements) verra la construction de deux ponts en biais, les maisons Le Poittevin près du pont de la rivière reculées en 1868 permettant l’élargissement à 6 m et, en 1873, la construction d’un aqueduc (toujours visible). En fin d’année 1875, cette voie communale sera éclairée avec des becs de gaz pendant la première partie des nuits d’hiver.

Plus près de nous, les habitants de ce quartier ont connu cette rue rythmée par l’activité de l’école des filles jusqu’aux années 1950 ; ses commerces : cafés, épiceries ; son garagiste... et sa dernière activité industrielle : l’imprimerie et cartonnage Masurel-Pollet.

A partir des années 2000, l’habitat “s’est invité” sur les friches de cette usine qui ont vu naître le lotissement «les Balsamines» et, près de l’ancien presbytère, l’édification d’un petit immeuble «les Pulsatilles».

Laissant derrière elle son passé industriel, la rue de l’église, avec ses maisons anciennes et nouvelles, évolue tranquillement vers un futur agréable à vivre.

Sources historiques :
Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol.
“Entre Robec et Aubette” de L.-R. Delsatte

Chemin vicinal n° 4 : Autrefois “Chemin de Darnétal à Bourdeni”, débute à son croisement avec la rue Framboeuf, et suivant les sinuosités de la côte du Roule, longe la picauderie, la côte, le cimetière, l’église et se termine au chemin vicinal n° 9 (rue du Vieux-Château).

D’origine inconnue, ce nom de “route du Cantony” remplace celui de “chemin” après la Révolution pour prendre celui définitif de “rue”, au début du XIXème siècle.

En juin 1818, constatant l’état d’abandon où se trouve la route du Cantony, une plainte arrive en mairie demandant que celle-ci soit classée “chemin vicinal” et, à ce titre, entretenu aux frais de la commune. Ce chemin, utilisé une fois par an pour voiturer les produits de la côte et, tous les dix-huit ans, pour la vente des produits provenant de la forêt, permettait également aux habitants d’aller à l’église, à pied.

En 1830, fut procédé à un classement général des voies et, la rue du Cantony, élargie et empierrée, permit une meilleure circulation. Une imposition extraordinaire fut votée en 1831, pour notamment la réparation des chemins par les habitants sans travail et malheureux.

En 1847, une souscription auprès d’habitants les plus fortunés rapporte 2400 francs qui seront affectés à la réfection de la rue. En 1870, une cinquantaine d’hommes mirent en état la portion de voie qui n’était pas beaucoup utilisée le long du cimetière, pour rejoindre la rue du Vieux-Château.

En 1883, la commune procéda à un nouveau classement confirmant la longueur de la voie à 1531 mètres et sa largeur à 5 mètres. En 1886, des “bornes de garnison” indiquent, aux hommes de troupe de la garnison de Rouen autorisés à sortir, de ne pas aller plus loin. Elles seront placées dans diverses communes proches de la ville dont une sera située rue du Cantony, face au Chemin du Puits. Cette borne, témoin de ce passé, est toujours visible à son emplacement d’origine.

La rue du Cantony, en 1999, sera mise en travaux dans sa partie comprise entre la rue Framboeuf et la rue du Lavoir. En octobre 2009, débuteront d’importants travaux de voirie allant de la rue du Lavoir à la rue du Vieux-Château (cheminements piétonniers, îlots destinés à réduire la vitesse, partie pavée devant l’église, éclairage public, bordures de chaussée...). En une année, ce parcours le long de la colline, frappant par son caractère rural, sera devenu moins rustique, adapté à la réalité du temps et des nécessités qu’imposent la vie d’une commune.

rue du cantonyLe Comité des Sages.

(source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol).

Publiée il y a plus d’un siècle, cette carte postale représente, entre autres, des trottoirs bordés de pavés obliques. Cette trace du début de siècle va disparaître en 1999 à l’issue de travaux où fut réalisé (entre la rue Framboeuf et la rue du Lavoir) un ruisseau central pour l’écoulement des eaux de pluie.

La rue des Canadiens commence de nos jours à la rue des Broches et se termine à son croisement avec la rue Sainte-Marguerite. Elle se nommait autrefois “sente des Trésoriers”, passant devant l’entrée du château Waddington, permettant l’accès à celui-ci et à la ferme toute proche.

Sachant que les environs n’étaient que bois et prairies, en poursuivant la montée, le marcheur arrivait sur le “sentier des Trésoriers”, servant de limite territoriale avec Bonsecours, Rouen et Darnétal. La sente était empruntée particulièrement le 1er Mai, par de nombreux habitants, pour se rendre  à la fête du “lait de mai” organisée par les fermes du plateau et pour les fêtes religieuses à la basilique de Bonsecours. Ce petit sentier va entrer dans l’”Histoire” de Saint-Léger, en raison du passage des chars canadiens venus en “libérateurs”, le 29 août 1944.

Caillouteuse, bordée de hautes herbes, pas entretenue, elle fut logiquement renommée “Sente des Canadiens”, en hommage à ces soldats, et solennellement inaugurée par la municipalité peu de temps après la fin de la guerre. L’environnement actuel a totalement changé puisque, dans les années 1970, furent construits les pavillons du Domaine Waddington et du Val de la Lande. Permettant l’entrée à cette nouvelle zone d’habitation, la “sente” devint “Rue”, classée et entretenue.

Le comité des Sages

De nos jours, la rue commence au début de la route de Menil-Esnard, conserve le nom de “chemin du Vert-Buisson” à partir de la rue de l’Industrie et se termine à la limite de Saint-Aubin-Epinay, au pied de la rampe d’accès de la route départementale 7 (côte de Franqueville). Longue de 1808 mètres, c’est l’ancienne voie romaine de Rouen à Paris par la côte du Montmain suivant les cavées de Carville, de Sainte-Marguerite et le Vert-Buisson, puis passage par la cavée du “Val-Audin” qui en est un tronçon.

Au XIIIème siècle, une masure nommée ‘’le Vert-Buisson’’ appartenant  à la seigneurerie de Bourdeni, est à l’origine du nom donné à cette voie qui permettait d’accéder à une pièce de terre d’environ 5000 mètres carrés.

Hormis quelques sentes ou chemins existants dans la commune, ce “Chemin dit allant de Rouen à Lyons-la-Forêt”, étroit et mal entretenu, était la seule voie régulièrement utilisée, pour rejoindre les villages de la vallée.

Elle fut surnommée “Chemin du Roi” parce que Henri IV, blessé pendant le siège de la ville de Rouen, en 1592, se retira avec son corps d’armée en traversant notre commune. La petite histoire retiendra aussi l’inauguration d’un buste de Marat porté sur les épaules des citoyens au Vert-Buisson, un jour de décadi 1793 et, 200 mètres au sud, à l’emplacement des Côteaux du Trianon, se trouvait une maison-refuge pour les lépreux de la paroisse, ainsi que la fameuse chapelle Sainte-Marguerite détruite à la Révolution.

En 1843, le maire, Prosper Boulanger et son conseil municipal, pour permettre un usage plus commode de ce chemin vicinal n°5, décida de son élargissement à partir de sa limite avec Saint-Aubin, mais la crise du travail arrivant, les travaux furent arrêtés au niveau de la rue de l’Eglise (notre actuelle rue de l’Industrie).

A partir des années 1950 : champs, prairies, fermes disparaîtront laissant la place à la réalisation de zones pavillonnaires donnant à ce quartier un environnement rajeuni et  agréable à vivre.

Le comité des Sages.

(source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol)

En 1833, le “Chemin dit allant de Darnétal à Ménil”, peu entretenu, fut “rectifié” à 6 mètres de large afin de rendre son parcours plus facile à utiliser et d’avoir accès aux communes du Plateau par sa jonction avec le Chemin de la Lande (route de Mesnil-Esnard).

En 1843, cette voie sera classée et nommée “Grande rue de la Bretèque”, puisque traversant le hameau dit “la Bretèque”, depuis la limite de Darnétal au pont Saint-Lô pour aboutir sur le Chemin départemental n°8, menant à Mesnil-Esnard, sans autre croisement que celui de la Petite rue de la Bretèque, la route de Lyons n’était pas  encore réalisée.

En fin d’année 1875, de plus en plus utilisée, cette rue fut éclairée avec le gaz pendant la première partie des nuits d’hiver et en 1883, sera classée Chemin vicinal n° 1. En 1949, le nom de “rue Eugène-Lavoisier” lui sera donné,  en mémoire de celui qui fut le maire de la commune de 1912 à 1946. Rue très animée grâce à ses nombreux commerces de proximité, elle perdra cette particularité à partir des années 1980.

Elle longe, depuis septembre 2016, le “Quartier Lavoisier” (89 logements nouvellement construits sur le site de l’ancienne teinturerie Blondel) pour aboutir au début de la “Petite rue de la Bretèque”. Ainsi va le temps, cette rue fière de ses 329 mètres n’en fait plus que 200 mètres et de ses quatorze commerçants n’en possède plus qu’un seul.

Ainsi va l’Histoire de cette rue, par là même, de la vie de ses habitants.

source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol - 1890

chemin du raccourciIl commence rue Eugène-Lavoisier pour rejoindre la Grande-Rue. Tracé en forme de zigzag dans les années 1980, récemment remis en état, et éclairé en août 2016, ce nom de « Chemin du Raccourci »  a été proposé par  Roger Delalondre (maire de 1977 à 1990). Pourtant, au cours d'un classement des chemins arrêté en 1843, le nom de « Rasse » (Jean-Baptiste Rasse, maire de la commune de 1816 à 1828)  avait été donné à cette sente, tracée en ligne droite et large de 2 mètres.

En 1869, plus commode pour franchir la rivière, fut construite une passerelle. Au début des  années 1900, cette passerelle fut remplacé par un pont en maçonnerie emprunté par les habitants du quartier pour se rendre dans les commerces de la rue Eugène Lavoisier et aux enfants se rendant à l'ancienne école des garçons.

Un pont plat, identique à celui actuellement existant dans le nouveau tracé, remplaça dans les années 1960 ce passage sur l'Aubette. Cette voie, raccourci  utile aux piétons et randonneurs, finalement porte bien son nom.

(source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol - 1890).

Au moment où notre commune s'honore d'accueillir une famille de réfugiés, rappelons quelques épisodes de la solidarité locale, cent ans après la première guerre mondiale. Saint-Léger comptait alors 1498 habitants (recensement de 1911), moins de la moitié du chiffre actuel ; 156 hommes furent mobilisés, dont 59 perdirent la vie à l'occasion du conflit. Le recensement de 1921 arrête un chiffre inférieur à celui de 1911, soit 1481 habitants.

refugies belges 1914Les difficultés du temps n'empêchèrent point les bourdenysiens d'accueillir des belges et des français déplacés.

Des civils belges, restèrent dans leur patrie d'adoption :

  • Robert Braem, né en Flandres belges, épouse le 19 juin 1920 une ouvrière de filature, Alice Pisant (7, rue Sainte-Marguerite).
  • Gustave Poupaert, né également en Flandres belges, épouse ce même 19 juin 1920 une tisseuse, André Delessard (33, rue du Cantony).

Des militaires belges, dont le gouvernement était réfugié à Sainte-Adresse (Le Havre) et les armées bien implantées dans la région rouennaise, ont épousé des jeunes filles du lieu :

  • Marius Caillebaur, soldat né à Gand, épouse le 16 juillet 1917, Marthe Bidois (27, route de Lyons).
  • René Lamont, soldat né à Anvers, épouse le 23 novembre 1918, Isabelle Mordret (12, rue du Vert-Buisson).
  • Rémi Marescaux, soldat né près d'Ypres, épouse le 28 août 1916, Justine Hébert (2, rue Framboeuf).

Des réfugiés de guerre français ont été également accueillis :
Chez Edouard Vallard, maraîcher, derrière le n°19 rue du Vert-Buisson, on trouve des réfugiés de la Chapelle d'Armentières (Nord) :
Jeanne Fache, veuve d'Alexandre Louis Vallard (mort pour la France) ; son fils Alexandre Maurice Vallard, né à Saint-Léger, le 6 janvier 1915, pupille de la Nation. Sa soeur Rachel Fache et le mari de celle-ci, Maurice Gentilhomme.
Au n°1, Grande-Rue, meurt le16 avril 1919 une réfugiée de Merville (Nord), âgée de 15 ans : Jeanne Dupont.
Chez Raoul Prévost, 22, rue Framboeuf, était réfugiée une famille de Drancourt (Somme) : Gaston Théodore Soufflard et son épouse Clotilde Madurel, dont un fils Gaston Georges naît à Saint-Léger le 21 septembre 1918.

Dès le début de 1915, une quête avait été effectuée dans la commune, “au profit des réfugiés belges et français”.

Toutes ces informations se trouvent dans les archives communales (Registres du Conseil Municipal et d'Etat-Civil).

A Saint-Léger, la solidarité doit continuer : veillons-y ensemble.

Le comité des sages (J.-L. De Freitas)

Mairie

829 Route de Lyons

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Horaires d’ouverture :

Hors vacances scolaires : du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h à 17h. Permanence le 1er samedi du mois de 9h30 à 11h30.
Pendant les vacances scolaires : du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h à 17h, pas de permanence le samedi.

Permanence des élus le 1er samedi du mois de 9h30 à 11h30

Correspondance :
829 Route de Lyons
76160 Saint-Léger-du-Bourg-Denis

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