Bourdenysiens

La dernière marquise

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Adrienne Sasle-Dechamps, marquise de Vaufleury de Malterre (1874 – 1965)

Née en 1874, Adrienne était la fille d’Edouard Sasle-Déchamps, maire de Saint-Léger de 1884 à 1912, après avoir été l’adjoint de Prosper Boulanger.
C'était un industriel du textile et l'un des derniers "rouginiers", c'est-à-dire spécialiste de la teinture au rouge des Indes qui fit un temps la prospérité de la commune.
Et, semble-t-il, sa propre prospérité. En dehors de ses installations industrielles et du manoir familial (devenu aujourd’hui Centre d’Action sociale EDF, impasse des Tllleuls, au carrefour Route de Lyons/rue de l’Eglise), il fit en effet l’acquisition en 1870 du « Vieux Château » et de son domaine agricole vendu par les demoiselles Godard de Belbeuf.
Il devint ainsi propriétaire de pratiquement toute la partie est de la commune et en quelque sorte « l’héritier » des familles nobles ayant marqué l’histoire de Saint-Léger (les Bourdeni, Bauquemare, Belbeuf…).
Mais revenons à Adrienne.
Au décès de ses parents, elle hérita de tout ce patrimoine bourdenysien, dont elle loua une partie à des agriculteurs locaux.
Elle était aussi devenue marquise, suite à son mariage avec Jacques de Vaufleury de Malterre, membre d’une très ancienne famille noble originaire de la Mayenne. Nous ignorons les circonstances de sa venue dans notre région et de leur rencontre.
Après le décès de son mari en 1943, elle vécut seule dans le manoir familial, partageant son temps entre Saint-Léger et Paris, où elle possédait un très grand appartement dans le quartier de l’Etoile,(6 rue Dupont des Loges, Paris 7ème).
Elle se faisait aider de personnes de confiance et d’un jardinier pour entretenir sa propriété de Saint-Léger.
cmcasCarte postale ancienne représentant le manoir Sasle-Déchamps au temps de la Marquise. C’est peut-être elle qui pose devant la maison, entourée de deux servantes en tablier blanc.

Dans ses deux résidences, les visiteurs étaient étonnés de la sobriété de la décoration : pas de papier-peint, pas de couleurs, des murs entièrement blancs…
Elle se qualifiait elle-même de « rentière » et écrivait en 1948 au président de « Comité des vieux » (ancêtre du Comité des anciens) « les rentiers aujourd’hui sont les meilleures sauvegardes du régime actuel, et nous sommes tellement accablés d’impôts que je ne voudrais jamais m’engager sans tenir ma parole… ». Ce qui ne l’empêchait pas de recommander au « Comité des vieux » de prendre soin de sa femme de confiance, Melle Estienne, et de son jardinier.
Très discrète, toujours habillée de noir, elle fréquentait régulièrement, seule, l’église de Saint-Léger, où, jusqu’aux années 1960, les deux premières rangées de chaises revêtues de tissu et munies de prie-dieux étaient réservées à sa famille.
29stemargFait plus surprenant, elle fréquentait aussi le Café-tabac-épicerie « Le Jean Bart », tenu depuis 1959 par les époux Dupuis. Elle y faisait ses courses, profitait du téléphone et y attendait son taxi pour se rendre à la gare et rejoindre Paris.
En 1961, elle fit don à M. et Mme Dupuis d’un tableau, inspiré des « amoureux de Peynet », qui décora la façade de leur commerce à l’occasion de la fête de la Sainte Marguerite. Le tableau fut malheureusement volé par des indélicats et ne fut jamais retrouvé.

Plus tard, comme elle avait des problèmes de santé et des difficultés à marcher, les enfants Dupuis lui apportaient ses courses chez elle et en revenaient toujours avec des bonbons.caveau
Comme en témoigne Marie-Madeleine Dupuis, leur mère, la marquise avait une préférence marquée pour « la petite », Blandine, aujourd’hui secrétaire à la mairie.
Et puis, en 1962, M. Dupuis obtint sa licence de taxi et convoya régulièrement la marquise à Paris en voiture.
Ainsi vécut la marquise, qui croisa sans doute au Jean Bart d’autres personnalités marquantes de la commune (l’abbé Gilbert Lemaire, Roger Delalondre…), jusqu’à son décès en 1965 à l’âge de 91 ans.Elle est inhumée, avec son mari, dans le caveau familial de la famille Sasle Déchamps (cimetière Nord, en entrant à gauche, dans le « quartier des maires »…)
Son patrimoine bourdenysien fut vendu « par lots » par ses héritiers : le manoir familial, à EDF, les terres agricoles à des agriculteurs et le « Vieux Château » à des acquéreurs privés.

Remerciements pour leurs témoignages : Jean-Pierre Lesueur, Marie-Madeleine et Blandine Dupuis

Concours des jardins fleuris

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Ce concours est ouvert à tous alors n’hésitez surtout pas à vous inscrire, demandez, renseignez vous auprès d’anciens participants, aux membres de la commission « orchis » ou au secrétariat de la mairie. La ville de St Léger sera inscrite au concours départemental des jardins fleuris. Avec des efforts et votre soutien nous espérons avoir une première fleur sur les panneaux d’entrée de notre ville.
Inscription sur le bulletin du BVSL n°104, sur papier libre, par téléphone, soit directement à la mairie.
Rappel des différentes catégories

1ère catégorie : Maison avec jardin très visible de la rue.
4 sous-catégories suivant superficie :  
1) moins de 50 m² ;
2) entre 50 m² et 250m² ;
3) entre 250 m² et 500 m² ;
4) plus de 500 m².

2ème catégorie : Balcons ou terrasses, sans jardin visible de la rue.  (Immeuble)

3ème catégorie : Fenêtres ou murs, maison n’ayant ni terrain, ni balcon, ni terrasse, et dont seul les fenêtres et murs peuvent être fleuris.

4ème catégorie : Les commerces (seul le fleurissement des vitrines et des abords très visibles de la voie publique sera pris en considération).

Les membres du jury ne franchissent jamais le seuil des terrains et habitations privés

Laurence Sucrée

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laurenceLaurence est la nouvelle tenancière de notre point-presse-librairie du Centre Commercial.
C’est une professionnelle qui a tenu jusqu’en 2006 la maison de la presse de Luneray. Après une courte expérience professionnelle dans un autre domaine (la décoration), elle a souhaité revenir à son métier d’origine, tout en cherchant une affaire « à dimension humaine » qu’elle pourrait tenir seule.

C’est ainsi qu’elle a pris contact avec Carole Haeflinger, notre précédente libraire, qui devait abandonner son activité pour raisons de santé. Nous lui souhaitons tous nos vœux de rétablissement. Quant à Laurence, qui a repris à l’identique les activités et horaires de son prédécesseur, ses premiers contacts avec la clientèle et ses collègues commerçants lui laissent une impression très favorable.
Nous lui souhaitons pleine et entière réussite à Saint-Léger

Sandrine Bréard

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Sandrine, qui a effectué récemment une brillante démonstration à l’occasion de l’installation de nos nouveaux défibrillateurs, est une formatrice professionnelle en matière de secourisme. N’hésitez-pas à la contacter.

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