Histoire de Saint-Léger

A la périphérie Est de Rouen, St Léger du Bourg Denis est à la limite de la ville et de la campagne, c’est son histoire que nous vous racontons…

 

Situation et origine :


-St Léger du Bourg Denis, longtemps nommée St Léger de Carville, est une commune du canton de Darnétal située dans la vallée de l'Aubette qui prend naissance à St Aubin et sillonne la commune dans toute son étendue pour se jeter dans la Seine.

- Il est difficile de savoir à quand remonte la seigneurie des Bourdeny, mais on suppose qu’elle est très ancienne…

- Il y a fort longtemps, le val d’Aubette était la propriété d’un certain Burdo, qui latinisé donne Burdinus et en français Bourdeny.. Ce charmant village est formé de trois hameaux : la Picauderie, le Vert Buisson et la Bretèque.

En 1833, le “Chemin dit allant de Darnétal à Ménil”, peu entretenu, fut “rectifié” à 6 mètres de large afin de rendre son parcours plus facile à utiliser et d’avoir accès aux communes du Plateau par sa jonction avec le Chemin de la Lande (route de Mesnil-Esnard).

En 1843, cette voie sera classée et nommée “Grande rue de la Bretèque”, puisque traversant le hameau dit “la Bretèque”, depuis la limite de Darnétal au pont Saint-Lô pour aboutir sur le Chemin départemental n°8, menant à Mesnil-Esnard, sans autre croisement que celui de la Petite rue de la Bretèque, la route de Lyons n’était pas  encore réalisée.

En fin d’année 1875, de plus en plus utilisée, cette rue fut éclairée avec le gaz pendant la première partie des nuits d’hiver et en 1883, sera classée Chemin vicinal n° 1. En 1949, le nom de “rue Eugène-Lavoisier” lui sera donné,  en mémoire de celui qui fut le maire de la commune de 1912 à 1946. Rue très animée grâce à ses nombreux commerces de proximité, elle perdra cette particularité à partir des années 1980.

Elle longe, depuis septembre 2016, le “Quartier Lavoisier” (89 logements nouvellement construits sur le site de l’ancienne teinturerie Blondel) pour aboutir au début de la “Petite rue de la Bretèque”. Ainsi va le temps, cette rue fière de ses 329 mètres n’en fait plus que 200 mètres et de ses quatorze commerçants n’en possède plus qu’un seul.

Ainsi va l’Histoire de cette rue, par là même, de la vie de ses habitants.

source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol - 1890

chemin du raccourciIl commence rue Eugène-Lavoisier pour rejoindre la Grande-Rue. Tracé en forme de zigzag dans les années 1980, récemment remis en état, et éclairé en août 2016, ce nom de « Chemin du Raccourci »  a été proposé par  Roger Delalondre (maire de 1977 à 1990). Pourtant, au cours d'un classement des chemins arrêté en 1843, le nom de « Rasse » (Jean-Baptiste Rasse, maire de la commune de 1816 à 1828)  avait été donné à cette sente, tracée en ligne droite et large de 2 mètres.

En 1869, plus commode pour franchir la rivière, fut construite une passerelle. Au début des  années 1900, cette passerelle fut remplacé par un pont en maçonnerie emprunté par les habitants du quartier pour se rendre dans les commerces de la rue Eugène Lavoisier et aux enfants se rendant à l'ancienne école des garçons.

Un pont plat, identique à celui actuellement existant dans le nouveau tracé, remplaça dans les années 1960 ce passage sur l'Aubette. Cette voie, raccourci  utile aux piétons et randonneurs, finalement porte bien son nom.

(source historique : Notice sur Saint-Léger-du-Bourg-Denis de P. Roussignol - 1890).

Au moment où notre commune s'honore d'accueillir une famille de réfugiés, rappelons quelques épisodes de la solidarité locale, cent ans après la première guerre mondiale. Saint-Léger comptait alors 1498 habitants (recensement de 1911), moins de la moitié du chiffre actuel ; 156 hommes furent mobilisés, dont 59 perdirent la vie à l'occasion du conflit. Le recensement de 1921 arrête un chiffre inférieur à celui de 1911, soit 1481 habitants.

refugies belges 1914Les difficultés du temps n'empêchèrent point les bourdenysiens d'accueillir des belges et des français déplacés.

Des civils belges, restèrent dans leur patrie d'adoption :

  • Robert Braem, né en Flandres belges, épouse le 19 juin 1920 une ouvrière de filature, Alice Pisant (7, rue Sainte-Marguerite).
  • Gustave Poupaert, né également en Flandres belges, épouse ce même 19 juin 1920 une tisseuse, André Delessard (33, rue du Cantony).

Des militaires belges, dont le gouvernement était réfugié à Sainte-Adresse (Le Havre) et les armées bien implantées dans la région rouennaise, ont épousé des jeunes filles du lieu :

  • Marius Caillebaur, soldat né à Gand, épouse le 16 juillet 1917, Marthe Bidois (27, route de Lyons).
  • René Lamont, soldat né à Anvers, épouse le 23 novembre 1918, Isabelle Mordret (12, rue du Vert-Buisson).
  • Rémi Marescaux, soldat né près d'Ypres, épouse le 28 août 1916, Justine Hébert (2, rue Framboeuf).

Des réfugiés de guerre français ont été également accueillis :
Chez Edouard Vallard, maraîcher, derrière le n°19 rue du Vert-Buisson, on trouve des réfugiés de la Chapelle d'Armentières (Nord) :
Jeanne Fache, veuve d'Alexandre Louis Vallard (mort pour la France) ; son fils Alexandre Maurice Vallard, né à Saint-Léger, le 6 janvier 1915, pupille de la Nation. Sa soeur Rachel Fache et le mari de celle-ci, Maurice Gentilhomme.
Au n°1, Grande-Rue, meurt le16 avril 1919 une réfugiée de Merville (Nord), âgée de 15 ans : Jeanne Dupont.
Chez Raoul Prévost, 22, rue Framboeuf, était réfugiée une famille de Drancourt (Somme) : Gaston Théodore Soufflard et son épouse Clotilde Madurel, dont un fils Gaston Georges naît à Saint-Léger le 21 septembre 1918.

Dès le début de 1915, une quête avait été effectuée dans la commune, “au profit des réfugiés belges et français”.

Toutes ces informations se trouvent dans les archives communales (Registres du Conseil Municipal et d'Etat-Civil).

A Saint-Léger, la solidarité doit continuer : veillons-y ensemble.

Le comité des sages (J.-L. De Freitas)

Mairie

829 Route de Lyons

02.35.08.40.60
02.35.08.14.80

Horaires d’ouverture :

Hors vacances scolaires : du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h à 17h. Permanence le 1er samedi du mois de 9h30 à 11h30.
Pendant les vacances scolaires : du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h à 17h, pas de permanence le samedi.

Permanence des élus le 1er samedi du mois de 9h30 à 11h30

Correspondance :
Boite postale 138
76163 Darnetal Cedex

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